Impossible de ne pas le savoir, la culture biologique est partout. De plus en plus de personnes adoptent ce mode de consommation. La demande explose, mais l’offre est-elle au rendez-vous ? la France a-t-elle réussi cette transition ? Est-ce que l’économie biologique se porte vraiment si bien ? Une chose est sûre, de nombreux agriculteurs et fabricants cherchent à changer leurs habitudes de production. Vous trouverez surement beaucoup d’exemples près de chez vous comme avec la fabrique de produits bio de Castres.

Un marché solide et en pleine expansion

Les chiffres ne mentent pas, la filaire biologique se porte très bien en France. En effet, le pays est le 3e consommateur mondial de produits biologiques derrière les États-Unis et l’Allemagne. Depuis les années 2000, le marché bio français ne fait qu’augmenter avec un chiffre d’affaires en constante augmentation. Cette dernière est chaque année supérieure à 10%. Ainsi, le marché a doublé en 7 ans, passant de 3500 millions à 7000 millions d’euros.

Et ces chiffres ne risquent pas de diminuer. La demande est toujours plus forte. Les trois quarts de la population consomment au minimum un produit biologique par an. La part des ménages qui en consomment chaque semaine augmente aussi de façon exponentielle.

Une production française qui doit s’adapter

Malgré cet engouement, l’offre française de produits biologiques est trop faible. Presque un tiers de la nourriture bio vendue dans l’hexagone a été importé. Ce manque de production s’explique de plusieurs façons.

  • La première est le rendement encore un peu faible des exploitations biologiques par rapport aux exploitations « traditionnelles ». Ce rendement doit augmenter, et cela passe par un investissement plus important dans des technologies de pointe qui permettent de surveiller les cultures.
  • Le deuxième est la structure de distribution. À l’origine, l’un des principes de la culture biologique était la distribution par circuit court pour réduire au maximum l’empreinte carbone de ce type d’agriculture. Aujourd’hui cependant, les plus gros acteurs du marché de la distribution bio sont les grandes surfaces. Même si elles ont permis de démocratiser les produits biologiques, elles menacent les petits producteurs bio qui vont lui être dépendant.
  • Enfin, c’est le financement qui pose problème. Les aides de l’état pour la culture biologique sont encore très utiles à ce secteur, comme pour tout le secteur agricole. Cela coûte cher et l’état ne pourra pas tout assumer tout seul. Les producteurs se verront donc obligés d’augmenter les prix. Reste à savoir si les consommateurs l’accepteront.
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