Les métiers de la CHR (Hôtellerie et Restauration), comme toutes les activités qui font principalement l’accueil du public, ont des besoins d’assurance particuliers. Pour le professionnel qui recherche une assurance responsabilité civile ou perte d’exploitation, il vaut mieux faire appel à un cabinet d’assurance qui connaît son métier, plutôt qu’un cabinet généraliste. Il est possible de les trouver via des associations professionnelles, ou sur internet, comme sur ce site.

Une assurance responsabilité civile étendue

La responsabilité civile professionnelle d’un restaurateur doit couvrir les accidents des salariés (brûlures, coupures, etc en cuisine) comme les risques de dommages aux clients, le premier d’entre eux étant le risque lié à une intoxication alimentaire. Moins grave, mais tout aussi gênante pour la réputation de l’établissement, les taches qui peuvent être faites sur un vêtement si un serveur renverse un plat…

Enfin, les risques liés aux vols faits aux clients, aux bagages égarés dans l’hôtellerie, auxquels il faut rajouter les chutes dans la douche… Aussi sécurisé qu’il soit, un établissement hôtelier ne peut pas prévenir tous les risques créés par l’imprudence de ses propres clients.

Aussi, en l’absence d’une assurance professionnelle dédiée, l’estimation de la responsabilité civile peut être assez élevée.

L’assurance des stocks et des matériels

Estimer la valeur d’une installation culinaire, d’une salle de restaurant, de chambres d’hôtels reste relativement facile. Comme pour toute installation, il s’agit d’un ensemble de biens ayant fait l’objet d’achat, de travaux facturés auxquels l’assureur va appliquer un coefficient d’usure pour calculer la valeur de remboursement en cas de sinistre.

Plus complexe est la valorisation des stocks de produits frais. Les factures indiquent la valeur d’achat, mais il faut aussi prendre en compte les dates limites de consommation. Or les établissements qui réalisent un inventaire permanent sont extrêmement rares.

Certains stocks ne peuvent pas être remplacés à l’identique. La destruction de la cave d’un palace, par exemple, entraîne des coûts qui vont au delà de la valeur des bouteilles. Dans le cas de grands crus, remplir à nouveau une cave de grande qualité demande aussi beaucoup de temps, pour trouver des vins rares. Or la qualité de la cave est essentiel pour les hôtels gastronomiques.

L’assurance perte d’exploitation

Cette assurance est facultative, mais fortement recommandée. Le principe est de compenser la perte de revenu subie par l’exploitant, en cas de sinistre entraînant une fermeture temporaire, ou endommageant des outils de production tellement importants que l’établissement ne peut plus fonctionner normalement.

Cette assurance est généralement l’objet de discussions complexes, il est essentiel pour le professionnel d’avoir en face de lui un assureur qui connaisse et comprenne son activité.

Ainsi, la saisonnalité doit être prise en compte, mais aussi des éléments plus complexes à quantifier comme l’impact de manifestations locales, ou l’éventuelle dégradation de l’image de marque de l’établissement.

Les facteurs de coûts d’une assurance CHR

De manière générale, les coûts d’assurance sont calculés par rapport au chiffre d’affaires et au nombre d’employés. Si le bâtiment est classé, le coût de l’assurance va augmenter fortement, à la fois à cause de la valeur intrinsèque et à cause du coût des travaux, liés aux contraintes légales posées par le Ministère de la Culture.

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