L’équitation, qu’on en soit adepte ou non, fascine toujours à sa manière le plus grand monde. Qui n’a jamais rêvé d’une promenade sur la plage, à dos de cheval ou encore d’un chevalier sur son fidèle destrier ? Découvrez un peu l’histoire de cette pratique que vous pourrez pratiquer en Alsace dans un centre spécialisé en équitation.

Le cheval à la guerre, tout au long de son histoire

Si cet animal a été domestiqué, c’est avant tout pour la chasse et pour la guerre. Avant qu’il ne soit utilisé comme dans les récits de chevalier, les cavaliers étaient très rares. Sans une selle et sans des étriers, tenir à dos de cheval était très difficile. C’est pour cela que les Hittites, les grecs, les Egyptiens et de nombreuses peuplades utiliseront le char pendant plusieurs siècles.

Une représentation courante du cheval à la guerre reste aussi les archers montés. Symbole des peuplades de l’Est, ils seront courants dans les steppes. Encore de nos jours, en Turquie par exemple, de nombreuses traditions perpétuent le tir à l’arc à cheval. Ici, ce n’est bien sûr plus pour la guerre… Mais bien le sport et pour préserver les traditions.

Enfin, les Perses, les Parthes et les Sassanides développeront des races de chevaux plus fortes pour créer les premières cavaleries lourdes : les cataphractaires. Ils seront le symbole de la puissance de l’Empire Byzantin, jusqu’à ce que selle et étrier fassent une apparition un peu partout en Europe et au développement des chevaliers. Les chevaux seront encore utilisés pendant de nombreuses guerres, même au XXème siècle, pour tracter des charges lourdes et pour certaines attaques ; plus que suicidaires.

Amédéo Guillet : Commandante Diavolo

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Commandant Diable Amedeo Guillet dirigeait un régiment de cavalerie. Il encadrait une unité militaire multinationale en Erythrée, composée de nombreuses peuplades de la région et de quelques officiers italiens.

Ses faits d’armes seront nombreux, tout comme son style de commandement unique. Encore très jeune, il traitera avec égalité ses soldats ; italiens ou non. Ses hommes seront d’une loyauté sans pareille, car aucune désertion ne sera jamais recensée sur plus de 1700 soldats. Patriote jusqu’au bout, il mènera une guérilla face aux anglais jusqu’en 1941, bien qu’il continuera à lutter sans son armée jusqu’à son retour en Italie en 1943. L’histoire d’Amédéo sera ponctuée de tentatives de fuites, de titres de maréchal-ferrant au Yémen et de bien des évènements… Connaissant plusieurs langues, se battant avec droiture et hardiesse, disposant d’une intelligence vive, d’une résistance hors du commun (Amédéo contractera, pendant ces années, la malaria, des fièvres violentes, sera plusieurs fois emmené en prison, etc…), Commandante Diavolo sera considéré comme un symbole de droite ; même par ses ennemis.

Amédéo Guillet fut l’un des chevaliers modernes les plus connus, traitant avec respect hommes et bêtes avec lui. Bien qu’il devienne diplomate après la guerre, il dispensera encore des leçons d’équitation pendant de nombreuses années. Sa passion des chevaux le suivra toute sa vie. Ainsi, au XXIème siècle, il s’installera dans le County Mealth en Irlande pour y perpétuer son amour de l’équitation et des bêtes. Le Commandant Diable s’éteindra à l’âge de 101 ans, portant avec lui la grande croix des ordres militaires d’Italie ainsi qu’une sanglante histoire de guerre qui, pourtant, forgera sa renommée et sa bonne réputation un peu partout en Europe.

Voter

Ne manquez pas nos autres contenus :