Qui ne connaîtrait pas, en France, la notion de carte grise ? Tout le monde fait en sorte d’avoir ce précieux sésame pour rouler sereinement, en paix avec les forces de l’ordre. Longtemps, le privilège de la délivrer revenait exclusivement aux préfectures. Aujourd’hui, dématérialisation oblige, tout en maintenant leur autorité en la matière, celles-ci recourent à différents prestataires pour limiter leurs coûts. Il existe plusieurs façons de procéder, comme votre carte grise en ligne à faire sur un site agréé, ou bien auprès de guichets physiques (certains centres de contrôle technique, etc.). Mais ce que l’on sait moins souvent, c’est d’où viennent – historiquement parlant – ces cartes grises.

Carte grise ou certificat d’immatriculation ?

Ne cherchez pas l’expression « carte grise » dans les textes législatifs : vous ne la trouverez pas. Les juristes et les autorités publiques ne connaissent que le très sérieux (et plus parlant il est vrai) « certificat d’immatriculation ». Cela n’empêche guère les Français, aujourd’hui comme hier, de comprendre parfaitement ce qu’est une « carte grise ». Mais demain celle-ci ne sera peut-être plus grise du tout, de la même manière que le permis de conduire rose d’antan disparaît déjà aux profits de cartes sécurisées… Qui sait ?

La carte grise est plus ancienne que le permis de conduire

C’est dès 1893, en plein été, que la carte grise a été introduite en France dans le ressort de la préfecture de Paris. À l’époque, les véhicules à moteur étaient encore rares dans l’Hexagone, mais leur nombre augmentait déjà dans la capitale. Le permis de conduire n’existait pas, de sorte que la carte grise fut d’abord un moyen pour les services de l’État de contrôler un tant soit peu les véhicules aussi bien que les conducteurs. L’objectif était d’assurer la sécurité sur la voie publique : certes, les voitures roulaient lentement et faisaient du bruit, mais elles avaient aussi une moindre fiabilité et les piétons y étaient moins habitués.

En 1901, l’expérience parisienne est étendue à l’ensemble de la France. Ce sont toutes les villes d’importance qui se dotent peu à peu d’engins motorisés devant être obligatoirement immatriculés. Au fil des ans, le nombre de chiffres des plaques d’immatriculation n’a cessé de croître pour se conformer à un parc automobile grandissant. L’année 1928 marque un grand changement pour les cartes grises, mais c’est en 1950 que naît le certificat d’immatriculation que nous pourrions qualifier de « moderne ». Le format actuel, lui, est hérité des réformes entrées en vigueur en 2009.

Voter

BRANDT Valentin

Créateur de Geekeries.fr. Référentiel de ressources WordPress en Français qui a vu le jour pour la toute première fois en 2007. Je publie régulièrement des plugins, des outils SEO, des ressources et de l'actualités pour améliorer votre expérience avec le CMS WordPress.

Ne manquez pas nos autres contenus :