Le gouvernement a publié récemment le rapport de l’année 2011 qui relate la situation financière des organismes assurant la couverture complémentaire santé (relative à l’assurance santé). Ce document élaboré pour la troisième année a traité les structures d’activités de ses assureurs complémentaires santé, leurs situations financières et les résultats contrastés dans le domaine de la santé.
L’établissement de ce rapport s’appuie sur des données collectées auprès des principaux intervenants du secteur (autorité de contrôle prudentiel, les fonds CMU, les compagnies d’assurances…). Assurance Pas Cher vous renseigne.
Selon cette publication, l’évolution des résultats des différents organismes complémentaires est relativement contrastée en matière de santé en 2010. Ce document constate ainsi que les résultats techniques sont favorables pour les compagnies d’assurances et les mutuelles. Toutefois, la situation des institutions de prévoyance s’est nettement dégradée. Le bilan défavorable de ces organismes paritaires est principalement dû à la faible évolution de leurs primes (qui n’est que de l’ordre de 0,4 % alors que celle de leurs charges avoisinent 6 %). En effet, ces institutions n’ont pris aucune mesure pour augmenter leurs tarifs en dépit d’un déséquilibre entre les régimes des frais et des soins et cela afin d’accompagner les entreprises qui leurs sont affiliées dans cette situation de crise économique. Les mutuelles préfèrent donc proposer des assurances santé par chères pour attirer de nouveaux clients.
D’une façon générale, les résultats des différents organismes (les sociétés d’assurance, les mutuelles et les institutions de prévoyance) sont tirés à la baisse suite à la gestion de ces contrats collectifs. Et cela est du au fait que les résultats techniques, en matière de santé, des contrats collectifs sont automatiquement moins significatifs que ceux des contrats individuels. De ce fait, la nature des contrats gérés dans l’activité d’un organisme (collectif ou individuel) constitue un élément explicatif de cette différence au niveau des résultats (mais il n’est pas le seul). En plus, le type d’organismes (Sociétés d’assurance, institutions de prévoyance et mutuelles) ainsi que le facteur taille peuvent être aussi à l’origine de ces écarts. Les compagnies les plus imposantes peuvent ainsi proposer des mutuelles santé au meilleur prix.
En résumé, la solvabilité de ces différentes structures n’est pas certaine en dépit de ces évolutions. En effet, une légère amélioration des comptes du secteur de l’assurance en 2010 a été mentionné par le rapport mais, ce résultat reste moins significatif en comparaison avec les chiffres d’avant la crise. Par exemple, Le bilan financier du secteur est de l’ordre de 9,4 milliards d’euros en 2010, après 8,2 milliards d’euros en 2009 et 11,8 milliards d’euros en 2007. Dans le même contexte, en dépit des hausses tarifaires annoncées, les résultats seront limités suite à la nouvelle taxe de 3,5% et aux augmentations indispensables sur la prévoyance imposées par la réforme des retraites. De même, l’année 2012 s’annonce moins favorable pour ce segment hyperconcurrentiel suite à une nouvelle hausse de la TCA de 3,5 points et à des perspectives de croissance qui sont faibles.